Neuro éducation des syndromes parkinsoniens

By nerltd-france | BIEN ETRE

Mar 18

Neuro éducation des syndromes parkinsoniens

RÉSUME

La maladie de Parkinson est une source majeure et fréquente de handicap moteur, pour laquelle les traitements physiques sont actuellement sous-utilise ́s par rapport aux traitements chimiques dopaminergiques et chirurgicaux, ne concernant souvent que moins d’un tiers des patients en ambulatoire. Cependant, les traitements dopaminergiques seuls s’avèrent incapables de contrôler l’aggravation du handicap fonctionnel moteur après quelques années. Il y a actuellement une résurgence de l’interet concernant le travail physique  dans la maladie de Parkinson, en tant que traitement symptomatique des deficiences motrices mais aussi en tant que potentiel traitement neuroprotecteur au vu d’etudes animales récentes. Dans un cas individuel le choix des méthodes utilise ́ es peut eˆ tre guide ́ par le stade d’eVvolution de la maladie. Pour les stades mode ́re ́s (patients ambulatoires qui ont conserve ́ un certain degre ́ d’inde dépendance), la strate ́gie peut se concentrer sur « l’enseigne- ment d’exercices au patient » : les techniques ayant prouve ́, en protocoles controˆle ́s, leur inte ́ reˆ t sur des programmes de quelques semaines sont le renforcement moteur aux membres infe ́rieurs, l’exercice ae ́robie a` haute intensite ́, les strate ́gies attentionnelles notamment par instructions verbales, la signalisation sensorielle, les exercices de rotation axiale active et la re ́pe ́tition en grand nombre de taˆches motrices spe ́cifiques. Un protocole randomise ́ testera prochainement le concept d’entraıˆnement moteur asyme ́ trique, combinant un renforcement musculaire des muscles extenseurs, abducteurs, rotateurs externes et supinateurs et un e ́tirement de leurs antagonistes. Pour les stades avance ́s (patients ayant perdu la capacite ́ du lever d’une chaise ou la de ́ ambulation autonome, et devenus de ́ pendants), l’approche peut eˆtre base ́e sur « l’enseignement de strate ́gies de compensation au patient et a` son aidant », pour minimiser les effets des de ́ficiences et augmenter la se ́curite ́ au domicile. Un certain nombre de ces strate ́gies sont revues, dont certaines ont e ́te ́ valide ́es en e ́tudes controˆle ́es. Dans la maladie de Parkinson idiopathique, il va appartenir aux cliniciens de continuer a` valider le caracte`re the ́rapeutique symptomatique, voire neuroprotecteur, des me ́thodes de traitement physique utilise ́es sur la dure ́e. Dans les syndromes parkinsoniens non dopa- sensibles, les traitements physiques sont souvent a` l’heure actuelle les seules me ́thodes re ́ alistes pour ame ́ liorer le comportement moteur et limiter les de ́ ficiences fonctionnelles. La dure ́e relativement faible des effets du travail physique sugge`re que de tels programmes doivent eˆtre continue ́s au long cours, ou au moins re ́pe ́te ́s fre ́quemment, pour que les be ́ne ́fices puissent eˆtre maintenus, voire renforce ́s au cours du temps.

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