Supply Chain : un marché de l’emploi en repli en 2025, des signaux de reprise pour 2026

Supply Chain : 2025 en panne, 2026 sous tension mais porteuse d’espoirs

Chapô
Après un net coup de frein en 2025, le marché de l’emploi en Supply Chain montre de timides signes de reprise. Dans un environnement toujours incertain, les entreprises restent prudentes, tandis que les salaires marquent le pas.


2025, une année de net ralentissement

Le constat est sans appel : le marché du recrutement en Supply Chain s’est fortement contracté en 2025. Moins d’offres, peu de créations de postes et une prudence généralisée des entreprises, freinées par un contexte géopolitique instable.
Les fonctions de direction ont été les plus touchées, tandis que le middle management a résisté, porté principalement par le renouvellement naturel des effectifs.


2026 : un redémarrage encore fragile

Les premiers signaux de 2026 laissent entrevoir un frémissement. Les besoins repartent progressivement, tant sur les remplacements que sur certaines créations de postes.
Une reprise encore fragile, suspendue aux évolutions économiques et internationales des prochains mois.


Salaires : la fin de l’euphorie

Après plusieurs années de forte hausse, les rémunérations se stabilisent. Les entreprises, contraintes budgétairement, privilégient désormais les avantages périphériques (télétravail, variable, épargne salariale) pour séduire les candidats.
Des écarts persistent toutefois selon les secteurs – pharmacie, luxe, aéronautique en tête – ainsi que selon la taille des entreprises et les territoires, l’Île-de-France conservant son avantage.


Des profils ciblés, des exigences accrues

Les fonctions liées à la planification, aux prévisions et à l’optimisation des flux restent en tête des recrutements, tout comme les postes en gestion de projet.
Mais le marché se durcit : recruteurs plus sélectifs, candidats plus attentistes… Les mobilités ralentissent.


IA : pas de révolution immédiate

Si l’intelligence artificielle s’impose progressivement dans les organisations, son impact sur l’emploi reste limité à court terme.
La transformation des métiers est en marche, mais sans bouleversement massif des effectifs à ce stade.